L’ego © , 2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Ego ©

Dal 24 settembre al 21 ottobre 2009 / from 24 Septembre to 21 Octobre 2009

a cura di / curated by Patricia Chicheportiche

Galerie 208, Paris

 

Cette exposition est une invitation à se plonger dans nos souvenirs d’enfance, douce nostalgie d’un âge béni où le jeu est innocent. L’enfant, devenu grand, continue à jouer, mêlant avec amusement ironie et sarcasme.
Références à l’enfance et bien davantage, les oeuvres de Matteo Negri sont tels des miroirs qui reflètent nos souvenirs, sortes de passerelles entre les époques et les âges, clins d’oeil amusés à l’Histoire de l’Art, à nos histoires personnelles… Les Legos sont des jouets universels, au langage aisé à saisir. Tous les enfants connaissent ces célèbres briques, et la plupart ont joué à les emboîter en laissant libre cours à leur imagination et leur créativité.

Ce jeu de construction ne suit aucune règle si ce ne sont celles que chacun s’invente, au gré de ses fantaisies et de ses goûts. Il en va de même pour l’Art… A partir de la réorganisation de briques de Lego, Matteo Negri souligne leur très fort potentiel constructif. Le jeune artiste milanais en joue d’ailleurs en poussant la matière jusqu’à ce qu’il juge qu’elle ait atteint une limite statique. Ainsi, les oeuvres balancent entre construction d’enfant inachevée et déconstruction catastrophique. La composante ironique y est d’une importance significative. Le spectateur peut estimer que l’artiste voudrait déplacer ses objets d’un niveau espiègle ou confortable à un plus dangereux… Matteo Negri utilise les couleurs typiques du Pop Art. Ces oeuvres sont vernies, rendant la matière plus brillante et plus lumineuse. La distinction entre la forme et le contenu rappelle certains mécanismes de la rhétorique pop, qui ont changé le regard du spectateur vers une séduction esthétique de l’objet.
L’art est un jeu en soi, ironique et facile, à l’image des jeux d’enfants.

« La vie sans jeux, quel ennui! L’art sans le jeu, quel ennui aussi! Matteo Negri nous le prouve ici.»